ASSEMBLEE CITOYENNE AUX CLAYES SOUS BOIS vendredi 27 janvier 2012

Débat avec les militants du Front de Gauche

Vendredi 27 janvier 2012

à 20 h.30

École Marcel Pagnol

avenue de la Commune de Paris

78340 Les Clayes-sous-Bois

(près de la mairie)

 

Les militants du Front de Gauche de notre bassin de vie vous invitent à venir discuter avec eux de ces questions qui sont au cœur de l’actualité économique et politique : la dette publique, l’austérité, la perte du triple A de la France… bref le bilan de 20 années de politiques eurolibérales depuis Maastricht, bilan encore alourdi par le traité de Lisbonne.

Quelques questions qu’il faut se poser : d’abord, d’où vient la dette ? Trop de dépenses ? On ne pourrait plus faire maintenant ce qu’on pouvait faire hier (protection sociale, santé, éducation, retraite…), alors qu’aujourd’hui on est plus riche ? Ou plutôt pas assez de recettes (bouclier fiscal, suppression de l’ISF, exonérations diverses et niches fiscales) ?

Quelle est la nature de cette dette publique ? Légitime pour une part : emprunter pour bâtir un hôpital ou une université est normal et utile, mais aussi illégitime quand elle n’a pour origine que la volonté d’accorder des privilèges à une oligarchie : je ne veux pas me serrer la ceinture pendant 10 ou 20 ans pour rembourser à Mme Bettencourt l’argent que l’Etat n’a pas prélevé par l’impôt et qu’il lui a emprunté ensuite ; je ne veux pas non plus me serrer la ceinture pour rembourser des fonds de placements qui spéculent sur les monnaies afin de payer une rente de 10 à 15%. La dette légitime, par contre, est saine et ne constitue en rien une charge pour nos enfants (comme ils aiment à répéter), mais plutôt un investissement pour leur avenir.

Mais, peut-être, la dette n’est-elle qu’un prétexte, un épouvantail qu’on agite devant le peuple pour lui imposer une super austérité ?  La peur ainsi suscitée permet de drainer toujours plus d’argent du travail vers le capital et de liquider les services publics pour en livrer tous les secteurs les plus juteux aux intérêts privés… Et on voit ce que ça donne avec EDF-GDF, la SNCF ou les télécommunications ! Et on peut craindre le pire pour demain quand on sait comment les assureurs privés lorgnent sur l’assurance maladie ou certains intérêts (l’édition en particulier) sur le système éducatif.

On peut aussi se demander pourquoi l’Etat français est obligé d’emprunter sur les marchés financiers à des taux exorbitants et qu’il est interdit à la Banque Centrale Européenne de prêter directement aux Etats.

Autant de questions dont nous aimerions débattre avec vous, car c’est à nous tous, ensemble, de nous en mêler, sans laisser le monopole de la parole à des experts autoproclamés dont la plus notable caractéristique a été de toujours se tromper !  Nous affirmons, nous que d’autres choix sont possibles pour briser la spéculation, se libérer des marchés. Discutons-en ensemble vendredi prochain.

JPR

site Contrepoint .org

EUROPE/Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

 

L’élection de Martin Schultz ancre la connivence entre socialistes et droite en Europe

« Je serai absent de Strasbourg mardi 17 janvier (matin). Tant mieux !
Je suis très heureux de ne pas participer à la mascarade de l’élection du social-démocrate Martin Schultz, candidat commun des socialistes et de la droite à la présidence du Parlement européen. Je dénonce la collusion et les renvois d’ascenseur entre les socialistes et la droite dans les institutions européennes. En pleine agression de la finance contre les peuples en général et contre la France en particulier, je n’apporterai  pas mon soutien à cette collaboration sans principe. L’Union des « oui » au Traité de Lisbonne est devenue l’union du « oui » à l’austérité et au libéralisme ! Martin Schultz en est la caricature. Il a voté, entre autres,les résolutions en faveur des sanctions contre les dépassements de déficits autorisés, les nouveaux pouvoirs des agences de notation, la libéralisation du gaz et le paquet ferroviaire sans oublier la directive service.
Il avait voté pour le président de droite du Parlement. Il est récompensé pour ses bons et loyaux services. Sans moi !
Pour ma part, à la même heure, je reçois Bernard Thibault, et je préfère cela ! »