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LE STIF finance 50% du RER A

Le STIF va financer 50% des nouvelles rames du RER A

PARIS,  8 avril 2009 (AFP) – Le conseil d’administration du syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) a confirmé mercredi qu’il allait financer 50% des 130 nouvelles rames à deux étages du RER A, soit 650 millions d’euros, et retenu le prolongement de la ligne 14 de métro pour désengorger la ligne 13.
Le STIF, présidé par Jean-Paul Huchon, président socialiste du Conseil régional d’Ile-de-France, va financer 5 millions d’euros par rame, selon le coût d’objectif présenté par la RATP, souligne le communiqué.
Mais ce coût pourrait être révisé en hausse par la RATP, qui devra financer les autres 50% des nouvelles rames du RER A, l’un des points noirs des transports en Ile-de-France, dont « la régularité est fortement dégradée », selon le STIF.
Le syndicat a demandé aux constructeurs que les capacités des nouvelles rames soient supérieures de 14% à celles du matériel actuel et que les trains soient accessibles aux personnes à mobilité réduite. La première rame devra être livrée fin 2010.
La convention signée avec la RATP prévoit une amélioration de la régularité de la ligne et « un engagement sur une réalisation du service de référence de 30 trains par heure en heure de pointe ».
Les engagements signés par la RATP seront assortis de pénalités en cas de manquement.
Pour désengorger la ligne 13 de métro, l’une des plus saturées de Paris et de sa proche banlieue, le STIF a retenu le projet de prolongement au nord de la ligne automatique 14 vers la station Mairie de Saint-Ouen.
Le prolongement ferait 5,2 km et serait entièrement souterrain. Au moins trois nouvelles stations sont envisagées : Porte de Clichy (correspondance avec la branche Asnières-Gennevilliers de la ligne 13 du métro et autant que possible, avec le RER C), Mairie de Saint-Ouen (correspondance avec la branche Saint-Denis de la ligne 13 du métro) et Clichy-Saint-Ouen (correspondance avec le RER C).
Le nombre de voyageurs qui emprunteraient le tronc commun de la ligne 13 (qui se divise vers le nord en deux branches) serait ramené à « environ 16.500 voyageurs en heure de pointe, soit environ 6.000 de moins qu’en l’absence de prolongement ».
La baisse de fréquentation de la ligne 13 pourrait atteindre 25%.
Les nouvelles stations de la ligne 14 pourraient accueillir des rames à huit voitures (la ligne est exploitée aujourd’hui avec des rames à six voitures).
Le coût d’objectif du projet est fixé entre 932 et 954 millions d’euros hors taxes. Pour le matériel roulant, le coût d’achat des rames supplémentaires est estimé à 143 millions.

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