Accueil > Actualité, Conseil régional, OREF > Matinée de L’OREF: insertion des jeunes dans l’emploi!

Matinée de L’OREF: insertion des jeunes dans l’emploi!

Monsieur le Recteur,

Mesdames, Messieurs

 

C’est avec un grand plaisir qu’en tant que présidente du GIP CARIF et conseillère régionale, je vous accueille dans notre hémicycle pour cette troisième édition de la demi-journée d’études sur l’insertion des jeunes organisée par l’OREF avec ses partenaires, le conseil régional bien sûr mais également les trois académies d’Ile-de-France et le centre associé du CEREQ dans notre région, le Matisse.

 

Depuis trois ans, d’année en année, les informations que nous vous communiquons sur l’insertion sont plus riches, grâce au travail d’exploitation conjointe des différentes enquêtes du CEREQ et de l’Education nationale , et nous pouvons avoir plus de recul, travailler sur des évolutions, avec des résultats plus solides.

 

L’ensemble de ces travaux alimente la réflexion de tous les acteurs qui travaillent au pilotage de l’offre de formation initiale dans la région, quel que soit le statut des formés : statut scolaire ou apprentissage. Pour rappeler l’importance de ces résultats, je ferai un détour par le rôle du Conseil régional dans le pilotage de l’offre de formation professionnelle, et dans l’animation de la réflexion de l’ensemble des acteurs qui contribuent à l’orientation et à l’insertion des jeunes.

 

  • Les lois de décentralisation ont donné au Conseil régional la responsabilité, à travers son rôle d’ensemblier, de coordonner toutes ces réflexions pour que se dégagent des orientations communes sur la formation professionnelle, ajoutant en particulier, lors de la dernière vague de décentralisation, en 2004, les formations sanitaires et sociales.        Ces orientations s’expriment dans le= programme régional de développement de la formation professionnelle, pour rendre les politiques de formation plus pertinentes, et plus cohérentes entre elles, sur le territoire régional.       C’est ce qui a été fait en Ile-de-France  en particulier pour la période actuelle, où un schéma de la formation tout au long de la vie couvre 2007-2013. Dans ce cadre, l’OREF avait été sollicité en amont, pour l’établissement d’une vision prospective sur les besoins de recrutement dans les différents métiers et de premiers résultats sur l’insertion des jeunes : de premières orientations avaient ainsi pu être votées.
  • Aujourd’hui, nous en sommes à la mise en œuvre. Tout ceci est régulièrement discuté dans les instances régionales, en particulier le Comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle, qui est l’instance mise en place par la loi pour discuter entre Etat, Région et partenaires sociaux de tout ce qui a trait aux politiques d’emploi et de formation professionnelle. En effet, chacun de ces acteurs maîtrise une partie des moyens et des compétences : l’Etat et la Région agissent en complémentarité pour la formation initiale sous statut scolaire dans le cadre de compétences partagées en finançant les moyens enseignants d’une part, et d’autre part les investissements ainsi que les personnels TOS .
  • la Région et les partenaires sociaux maîtrisent l’essentiel des moyens sur l’apprentissage ;
  •  la formation professionnelle des personnes sans emploi est financée en partie par la Région, en partie par Pôle Emploi (donc l’Etat et les partenaires sociaux), en partie directement par l’Etat via l’AFPA,
  • et les conseils généraux financent souvent de la formation pour les demandeurs d’emploi, et pour les bénéficiaires du RMI/RSA ;
  • la formation professionnelle des salariés est financée essentiellement par les entreprises et gérée par les partenaires sociaux via les organismes paritaires collecteurs agréés.
  • Donc, pour être efficace, à la fois en matière d’insertion à court terme et de sécurité des parcours professionnels sur le long terme, il est nécessaire de coordonner ces moyens et ces compétences. La loi sur la formation professionnelle, qui se trouve aujourd’hui dans sa dernière ligne droite avant son vote, vient rappeler l’importance de ces enjeux.
  • Le contexte de crise dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui souligne encore, s’il en était besoin, l’absolue nécessité,
  • pour nos concitoyens,
  • de pouvoir trouver des formations adaptées aux débouchés et
  • de bénéficier de conseils et d’accompagnement pour choisir leur formation en connaissance de cause, pour pouvoir à la fois s’insérer à court terme dans l’emploi et rebondir plus tard dans leur vie professionnelle, grâce à ce qu’ils auront acquis au cours de leur formation initiale.

 

En ce qui concerne la formation initiale, une méthode de travail, coordonnée par la Région, a donc été élaborée et se perfectionne progressivement, avec les autorités académiques ; la DRASS s’y est jointe depuis la décentralisation des formations sanitaires et sociales. Chaque année, un appel à projets, conjoint Etat – Région, est diffusé auprès des lycées publics et privés, des CFA et des établissements de formation sanitaire ou sociale, pour que les chefs d’établissements puissent proposer, en les argumentant, des ouvertures ou des fermetures de formations. Cet appel à projet, rebaptisé cette année « 9èmes orientations conjointes Etat-Région », va être diffusé très prochainement. L’ensemble de ces orientations a été élaboré en s’appuyant sur des travaux comme ceux qui vont vous être présentés aujourd’hui.

 

Mais ce n’est pas seulement le pilotage de la carte des formations initiales qui est en jeu. C’est aussi l’établissement d’une culture commune concernant les débouchés et l’insertion des jeunes,

  • pour l’ensemble des acteurs de l’orientation, de la formation et de l’insertion, pour pouvoir orienter les jeunes et les accompagner en connaissance de cause.
  • De ce point de vue, cette manifestation est un jalon. Vous êtes de milieux institutionnels différents, représentatifs de ce monde de la formation et de l’AIO : chefs d’établissements scolaires, directeurs de CFA, conseillers d’orientation dans le secondaire ou à l’université, associations de parents d’élèves, maisons de l’emploi, collectivités territoriales, représentants de branches professionnelles, missions locales, organismes de formation, chambres consulaires, partenaires sociaux …
  •  Par votre fréquentation de ces journées d’études, par vos lectures – si vous avez le temps – des publications qui ont précédé et qui vont suivre ces présentations, par votre participation à d’autres événements plus restreints, mêlant davantage résultats d’études et échanges de pratiques, qui vont être organisés à partir de l’automne prochain au niveau départemental par le GIP CARIF, vous êtes des relais de diffusion de ces informations dans votre milieu professionnel. Les chargés d’études de l’OREF, des rectorats, du Conseil régional et du CEREQ travaillent à comprendre où les jeunes s’insèrent le mieux, et les facteurs de cette insertion.
  •  Au niveau des territoires, vous êtes en charge de parcours de formation et d’insertion qui dépendent souvent d’une bonne coordination des acteurs.
  • Cette coordination se fera d’autant plus facilement qu’elle s’appuiera sur des analyses communes.

 

Je voudrais enfin souligner qu’est abordée aujourd’hui de manière spécifique, pour la première fois, la question de l’enseignement supérieur. L’Ile-de-France est, évidemment, particulièrement bien dotée de ce point de vue, formant le quart des étudiants français alors qu’elle n’abrite qu’un cinquième de la population française.

Sa population est d’ailleurs particulièrement qualifiée, car la région héberge des activités spécifiques d’une capitale politique et économique : ministères, sièges sociaux, recherche et développement, place financière…

Son économie génère donc d’importants besoins, et si le pilotage de l’offre de formation supérieure n’est pas de la compétence du Conseil régional, ce dernier s’en préoccupe pour au moins deux raisons : d’une part, il finance ou cofinance  des équipements importants pour les étudiants , les enseignants et les chercheurs que ce soit dans le cadre du contrat de projets (689M€ à parité avec l’Etat pour la période 2007-2013)que dans celui de sa politique du logement ( programme de soutien à la construction de 15 000 places en résidences universitaires, d’autre part, parce que la formation et l’élévation de son niveau sont aujourd’hui au cœur du développement économique, notamment dans une métropole mondiale comme l’Ile de France.

On sait que le développement métropolitain entraîne le reste du développement national, car ce sont les métropoles qui, aujourd’hui, attirent les investissements internationaux, dans le cadre d’une économie mondialisée…

Notre région doit  donc relever le défi de l’économie de la connaissance.

Enfin, s’intéresser de près à l’insertion des étudiants du supérieur s’impose lorsque l’on sait que de trop nombreux étudiants, vous le verrez encore aujourd’hui, quittent l’université sans diplôme, et connaissent de grosses difficultés d’insertion, venant grossir les rangs des chômeurs et reprenant parfois une formation … pour demandeur d’emploi, financée par la Région ou Pôle Emploi par exemple.

 

Je vous remercie de votre attention, et termine simplement en vous rappelant le rôle stratégique du GIP CARIF, outil partagé d’information, d’animation et d’aide à la décision, piloté par l’Etat, la Région et les partenaires sociaux, au service de l’ensemble des acteurs qui ont à réfléchir sur le pilotage et la mise en œuvre des politiques d’emploi et de formation. Ce groupement  a été voulu pour faciliter un travail en commun rendu indispensable par l’intérêt de nos concitoyens. Votre présence aujourd’hui conforte les personnes qui ont travaillé

 à l’organisation de cette journée

et à la qualité des présentations qui vont vous être faites, et en leur nom, je vous remercie.

 

Categories: Actualité, Conseil régional, OREF Tags:
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks