A quand une régie de l’eau à Villepreux?
Bataille de l’eau
Après la sortie du Syndicat des
Eaux d’Île-de-France (Sedif), il a fallu
choisir un mode de distribution de
l’eau potable pour les habitants de
Viry-Châtillon. Un choix que la communauté
d’agglomération Les Lacs
de l’Essonne, présidée par notre
camarade Gabriel Amard, a voulu
prendre de concert avec l’ensemble
des citoyens en organisant une votation.
Car, soucieux de préserver ce
bien public indispensable à la vie et
de sortir de la logique de profit à
l’oeuvre avec Veolia, prestataire du
SEDIF, les élus du Front de gauche,
majoritaires à l’Agglo, proposaient la
création d’une régie publique.
La consultation a eu lieu du 12 au
19 juin et a concerné aussi bien les
habitants de Viry-Châtillon que de
Grigny qui fait également parti de la
communauté et dont le mandat la
liant à la Lyonnaise des eaux expire
en 2018. Le résultat a été clair
puisque 95,58% des votants ont répondu
Oui et 4,42% Non.
Il est vrai que les arguments de Gabriel
Amard étaient convaincants :
« La première année, en 2011, nous
achèterons l’eau à un producteur
privé, au prix le plus faible possible.
Puis, en 2012, une fois les travaux
nécessaires réalisés, nous nous fournirons
à la régie publique de l’eau de
Paris. Cela devrait permettre de réduire
le prix de l’ordre de 63 centimes
du mètre cube la première année,
et de 1 € à terme », promettait-il.
Mais cette consultation a surtout
été l’occasion de partir à la rencontre
des citoyens, de mener avec eux le
débat, d’échanger les arguments.
Une sorte d’atelier d’éducation populaire
à grande échelle organisé par les
militants et les élus du Parti de
gauche sur les marchés, devant les
centres commerciaux, au cours de
réunions de quartier et même dans
les entreprises. Aucun moyen n’a été
laissé à l’écart pour impliquer le plus
possible les habitants et les salariés
du territoire.

