LAÏCITE

Au premier atelier parlementaire organisé par le Parti de Gauche.
Base légale actuelle : Loi du 9 Décembre 1905 instaurant la séparation des Eglises et de l’Etat avec interdiction de financement des cultes.
Première entorse : loi pétainiste de 1942 autorisant la prise en charge des sommes allouées pour réparations qui ne sont pas considérées comme des subventions.
C’est par ce détournement que certaines collectivités locales utilisent les fonds publics pour financer la restauration ou la construction de lieux de culte ou d’édifices religieux.
La laïcité est un principe qui ne résulte pas d’une morale mais des leçons tirées de notre Histoire (massacre des juifs, pogroms, massacres des cathos par les protestants et vis versa, dragonnades (voire éventuellement Encyclopedia Universalis pages 415 à 420 certains articles sont très tendancieux).
A l’origine le texte visait principalement les religions et l’Ecole (Jules Ferry, Ferdinand Buisson).
La laïcité est donc un principe qui permet l’émancipation du peuple en lui laissant la liberté de choisir de penser et donc d’être maître de son destin, il en découle également l’égalité d’accès aux services de l’Education en particulier et publics en général. Elle définit un mode d’organisation qui garantit ces droits.
Avec le temps, les cléricaux et l’enseignement privé sapent petit à petit les principes de laïcité avec la complicité active du petit nain et de sa clique et également de l’Europe.
Il est important de réaffirmer que la laïcité n’est pas « antireligieuse » elle sépare simplement ce qui doit être de la sphère publique et de la sphère privée et pose la règle absolue de l’affectation des fonds publics aux services publics. 
Pour faire face aux dérives observées dans le fonctionnement des services publics face au fait religieux et à la dilapidation des fonds publics au bénéfice du privé, le Parti de Gauche va soumettre en Juin 2011, un projet de loi objet du présent atelier.
Pour un projet de loi, il faut : un titre
                                          un  exposé des motifs
                                          des articles qui composeront la loi et permettront d’atteindre les buts recherchés
Il s’agit, en attendant l’Assemblée Constituante voulue par le PG, de revenir à la Loi de 1905 en interdisant le financement des établissements privés d’éducation, de soins ou de toute autre nature par des fonds publics, en réaffirmant le droit des femmes, en interdisant toute expression religieuse dans le domaine public et pour répondre à l’actualité récente, sur la voie publique (prière musulmane dans la rue).
Le PG a édité un livre noir du financement des lycées privés d’Ile de France.
Bien entendu, les fonds restitués à l’Etat serviront à rétablir les effectifs de l’Education nationale, à reconstituer les postes spécialisés, retrouver un enseignement de qualité au service de tous quelle que soit leur origine ou leur option religieuse.
Le PG abrogera le concordat avec l’Alsace et la Moselle et ces Départements ne financeront plus les salaires des rabbins, prêtres et pasteurs (55M d’€) ainsi que leurs retraites(sans contrepartie de cotisation actuellement!).
Au cours des débats, il a été évoqué l’accès « laïc » aux soins hospitaliers (examen médical par homme ou femme), restauration scolaire indifférente des pratiques religieuses, mixité dans les piscines et l’éducation sportive, suppression des émissions religieuses sur les services publics audiovisuels, changement de dénomination des jours fériés lorsqu’ils sont d’origine religieuse.
JL Mélenchon a rappelé le caractère universel de la laïcité qui est peut-être née en France pour des raisons historiques mais concerne la liberté et l’émancipation des peuples en général.
Partout,  les élus du PG devront, seuls contre tous si nécessaire, rappeler le caractère absolu du respect de la laïcité dans la gestion des fonds publics et des collectivités locales ou territoriales et dans les choix de d’organisation de la vie en société.
A ce titre, il a condamné l’intervention du Crif pour faire interdire un débat dans les locaux de l’ ENS entre des magistrats, Stéphan Hessel et des Palestiniens.
A l’issue des échanges, les participants ont été invités à s’inscrire à la Commission Laïcité qui, cette fois, se chargera de rédiger les articles de la proposition de loi.
Pour plus d’information, se rendre sur le site du PG, atelier parlementaire où vous pourrez vous-même faire vos suggestions ou propositions de rédaction.

Serge Canu

  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks