Archive

Archives pour 06/2011

FIN DE L’ASSOCIATION DE LA MAISON SAINT VINCENT!!

Le maire de Villepreux ayant dénoncé la convention qui liait l’association à la mairie
depuis le 1er Septembre 2002, l’association Maison Saint Vincent sera donc
dissoute le 31 août 2011.
Sans la moindre reconnaissance pour le travail accompli par Jean et Micheline BODU pendant ces dix dernières années…Pendant 9 ans, l’association et particulièrement Jean et Micheline Bodu ont présenté dans la Maison Saint Vincent 96 expositions et animations sur différents thèmes avec la
participation de nombreux artistes de Villepreux et d’ailleurs. Nosremerciements vont vers eux pour le dévouement et le temps consacrés pour l’organisation et la qualité des différentes manifestations
présentées.
La mairie actuelle ne sait pas la difficulté de faire vivre cet espace enclavé dans le village comme le firent magistralement le président de l’association et son équipe… Nous désespérions  à l’époque de trouver une personnalité capable d’animer cet espace comme ce fut fait dès la création de l’association!
D’autres associations ont également pu présenter leurs propres expositions et de nombreuses et diverses manifestations ont eu lieu dans cette Maison chargée d’histoire.
Certaines expositions ont vu la participation des écoles et du CEFP, nous savons que faire participer des enfants à des expositions n’est pas toujours chose facile. Un  grand nombre d’institutrices et instituteurs ont vu l’intérêt que peut apporter à leurs élèves cette initiation à la culture, d’autant plus qu’elle est de proximité. (La dernière exposition présentée aux écoles a fait déplacer plus de 100 élèves, c’était l’exposition sur le Cyclisme de Compétition, du 14 au 20 mai 2011).
C’est la Municipalité précédente, dont j’étais la Maire , qui a demandé à l’association d’organiser des manifestations pour mettre en valeur cette Maison.
Après 10 années d’exercices, nous pouvons  dire que le contrat a été accompli avec un bilan très positif.
Encore merci.

Vous trouverez ci-dessous l’article paru le 1er juin 2011 dans Toutes les
Nouvelles : « La Ville reprend la main sur la Maison Saint-Vincent »

On notera que l’adjointe à la Culture a déclaré :

« Nous souhaitons
ouvrir [la Maison Saint-Vincent] à tous les habitants, jeunes, seniors, actifs
ou non.
»
Cette première partie de programme ne sera pas difficile à mettre en œuvre du fait même que cette Maison
a toujours été ouverte à tous !

·       « On veut
vraiment rendre ce lieu plus vivant qu’il ne l’était auparavant, même si le
travail était très bien fait avant.
»

Ici une première promesse qui sera difficile à tenir – … rendre ce lieu plus vivant qu’il ne
l’était auparavant
– étant donné le nombre de promesses déjà faites en
matière de Culture par cette municipalité et la médiocrité de la politique
Culturelle appliquée marquée notamment par l’abandon et une possible destruction
du Théâtre de Villepreux !

A noter également un sursaut de lucidité de la part de l’élue – même si le travail était très bien fait
auparavant
– lucidité et, peut-être, prémonition à la pensée de ne pas pouvoir faire mieux !

·       « Tout n’est pas
encore acté, il est donc trop tôt pour en parler.
»
Ici notre
adjointe à la Culture reprend un leitmotiv qu’elle répète à chaque fois qu’une
question lui est posée sur la Culture à Villepreux et notamment au sujet du
fameux « Pôle culturel » qui, après 3 ans de mandat, n’est même pas encore
défini.
·       « Mais il y aura,
en plus des expositions, des conférences sur des sujets nationaux et des
animations très variées. Nous voulons élargir le plus possible
l’offre.
»
Des conférences il y en a eu, des animations variées il y en a eu … !
Quant à la
promesse d’élargir l’offre, nous savons maintenant ce que valent les promesses
de cette municipalité en matière de Culture !
La seule chose qui marche c’est le salon des écrivains que nous avons mis en place et qu’ils ne font que reprendre!!
La fête médiévale n’est qu’un produit de droite ficelé sans imagination et la fête de la musique  est à l’abandon…
Bref  la culture est bien nivelée par le bas
(article repris en partie à l’article de l’association Démocratie et Solidarité que je remercie.)

Merci à Jacques GENEREUX!

 

 

Parce qu’il y en a un peu marre de s’entendre qualifier d’euro-sceptique dès
qu’il s’agit de critiquer la politique européenne. En gros, soit vous êtes pour
l’Europe libérale, soit vous êtes un affreux nationaliste jacobin arriéré
archaïque et réactionnaire.
Je suis profondément européen. Non que j’ai un sentiment patriotique exacerbé
de mon continent mais je continue de penser que c’est l’échelon le plus
pertinent pour construire un rapport de force avec les autres puissances
économiques. C’est dans l’Europe que doivent se réguler les politiques
monétaires, sociales mais aussi bien entendu écologiques par exemple.

Ce n’est pas le FMI qui peut engendrer cette action. C’est pourquoi je me
désintéresse de savoir qui va succéder à Dominique Strauss-Kahn. La place et
l’influence de la France dans le concert mondial ne sont absolument pas
intéressantes si c’est pour aller faire le sale boulot. Les instances mondiales
comme celles-ci ou le G8 échappent à tout contrôle démocratique et perpétuent
les politiques les pires, les plus inégalitaires, les plus favorables aux riches
et les plus défavorables aux peuples.

Euro-sceptique ça veut peut-être dire que je crains qu’il n’arrive pareil à
l’Europe. De moins en moins démocratique, de plus en plus inégalitaire. C’est
souvent lié. Jetez un coup d’œil en Afrique de nord pour illustrer ceci.
Pourtant, si bon nombre de personnalités politiques partagent ce constat, il me
semble qu’on fait de l’euro un bouc émissaire un peu facile des problèmes posés
par l’Europe. La monnaie européenne n’est pas, en soi, le problème des
inégalités sociales, des politiques « monétaristes » (doux nom pour « de rigueur »),
des choix européens. Comme nous l’explique Jacques Généreux, mon camarade de
Parti et néanmoins brillant économiste, elle n’est qu’un instrument au service
d’une banque centrale indépendante qui a des objectifs fixés par les pays
membres. Ce sont ces objectifs qu’il faut changer : une solidarité budgétaire
entre les États membres, et un budget européen plus important, la liberté pour
chaque État de compenser un choc conjoncturel par le niveau de déficit public,
un nouveau statut de la Banque centrale européenne lui assignant d’œuvrer au
soutien de l’activité et de l’emploi, des mécanismes d’harmonisation des
politiques fiscales et sociales, visant au minimum à protéger les États membres
contre tout dumping fiscal ou social, le contrôle des mouvements de capitaux
vers les pays non membres de l’Union européenne.

Pour ça, il faudrait bien sûr abolir le Traité de Lisbonne. Mais avec ses objectifs, une monnaie
unique européenne serait un atout et non un handicap. L’euro a désormais une
très mauvaise image au sein des peuples européens car il symbolise le pouvoir
d’achat en berne, les inégalités croissantes, sans n’avoir pu jouer aucun rôle
dans la protection des salariés contre la crise. Mais reconnaissons que, même
avant l’euro, nous avions déjà à affronter du chômage de masse, du dumping
social, des délocalisations, etc. C’est donc bien les politiques menées qui sont
responsables.

Ce n’est donc pas en revenant au franc que l’on se sortira
du capitalisme financier. Bien au contraire, on multiplierait les terrains de
jeux financiers, et nous ouvririons de nouveaux espaces pour la spéculation
entre monnaies. Ce serait même un mauvais signal envoyé aux peuples européens,
en faisant croire que l’on ne peut pas mener d’autres politiques dans l’Union
Européenne. C’est au contraire les abandonner à la démagogie nationaliste qui
les dressera les uns contre les autres. Pas un hasard si les porte-paroles de la
sortie de l’euro sont souvent des personnes engagées très à droite, voire à
l’extrême droite.

Méfions-nous donc de cette revendication qui, à mon
sens, ressemble plus à un écran de fumée destiné à cacher la réalité politique
et économique de l’Union Européenne qu’à une vraie solution alternative qui
aiderait les peuples européens.

Gabriel Amard