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Archives pour 01/2012

Le compte n’y est pas ! une fois de plus nous allons trinquer!

TVA=13, TTF=1 : les mauvais comptes du        président-candidat

Nicolas Sarkozy a tranché : avec la hausse prévue de la TVA, les    patrons verront leurs coûts salariaux diminuer de 13 milliards    d’euros. En revanche, la fameuse taxe Tobin à la française ne    rapporterait qu’1 milliard d’euros. Même en y ajoutant la hausse de    la CSG sur les revenus du capital (qui devrait rapporter moins de 2    milliards), le compte n’est pas bon pour la justice fiscale.

En effet qui va payer la hausse de la TVA ? Pour l’essentiel, les    consommateurs. Certes, le candidat-président s’est dit « prêt à    prendre tous les paris » qu’il n’y aurait pas de hausses de prix.    Malheureusement, il est vraisemblable que les entreprises en    profitent pour améliorer leurs marges en ne baissant pas les prix    hors taxes. Telle est sans doute l’intention des chefs d’entreprise    ou du Medef, qui réclament depuis bien longtemps cette mesure à cor    et à cri.

La TVA « sociale » réduira donc la consommation et aggravera la    récession dans laquelle la France est engagée depuis quelques mois.    C’est la première raison de la rejeter. La deuxième tient à son    injustice : en augmentant la TVA, on réduit encore la progressivité    du système fiscal. Car la TVA pèse plus lourdement sur les ménages    populaires, qui consomment tout leur revenu, que sur les ménages    aisés qui en épargnent une bonne partie.

Cette stratégie de TVA « sociale » s’inscrit dans la logique de    dumping social et fiscal  caractéristique de l’Union européenne et    de la mondialisation néolibérale : or c’est précisément la course    vers le bas des coûts salariaux qui entraîne l’Europe et son modèle    social  vers le gouffre. La hausse de TVA, déjà pratiquée en Grèce,    en Espagne, au Portugal, en Italie, n’est qu’un volet des plans    d’austérité qui sont en train d’enfoncer l’Europe dans la    dépression.

Quant à la taxe sur les transactions financières, elle rapportera    certes plus que le dérisoire impôt de Bourse, qu’avait supprimé le    même Nicolas Sarkozy en 2008. Mais elle ne s’appliquera ni aux    transactions sur les obligations, ni à celles sur les devises, et de    façon marginale aux produits dérivés, qui sont surtout échangés à    Londres et à Francfort. Le produit servira à combler les déficits et    pas à financer les politiques de solidarité et de préservation de la    planète : ce qui sera prélevé à la finance lui sera redistribué en    intérêts de la dette publique. On est bien loin d’un projet crédible    et efficace, qui suppose une  réelle volonté de désarmer la finance    et de redistribuer les richesses.

Attac France, le 30 janvier 2012

Emprunts toxiques dixit Mirambeau , l’édile villepreusien!

Le dernier bulletin municipal consacre deux pages aux emprunts « toxiques » (qui
concerneraient Villepreux) et les assortit de ces commentaires violents dont le
maire est coutumier. On s’en tiendra aux faits.

Sur les gains et les pertes, un oubli fâcheux ?

Les deux emprunts en Franc suisse (CHF) dont il parle, ont été contractés pour remplacer d’autres emprunts antérieurs à
notre arrivée en 1995, dont le taux d’intérêt était élevé.  La perspective de change Euro contre CHF était stable pour les années suivantes et les taux d’intérêt inférieurs pour le CHF par rapport à ceux de l’Euro (4,89% contre 5,61%). Le graphique qui accompagne le commentaire du maire « oublie » les gains liés à ce jour  au taux d’intérêt. Or ceux-ci ont été bénéfiques de près de 197.000€ de 2002 à 2011, à comparer aux 60.000€ de perte liés aux changes. Soit un bilan sur 10 ans encore très bénéficiaire pour la ville : 137.000€ !

En 2009, le maire actuel était en fonction depuis un an. De 2001 à 2009 le gain total dû au taux d’intérêt était de 167.000€ et celui dû au taux de change de 26.000€, soit au total 193.000€. Il restait promis jusqu’à 2017 un gain d’intérêts de 75.000€ mais les perspectives du change étaient incertaines. C’était alors le bon moment pour renégocier l’emprunt.

Combines ou gestion ?Car une dette, cela se gère.

Quand les perspectives changent il faut savoir renégocier. C’est ce que la municipalité précédente avait fait, parfois en plusieurs étapes, pour que Villepreux
bénéficie des taux en baisse. C’est ce qui s’imposait, même si nul ne prévoyait que le CHF monterait à ce niveau.

D’ailleurs un autre emprunt, lui aussi en référence au CHF, a été renégocié en cette année 2009. Pourquoi ce troisième emprunt et pas les deux autres ? C’était pour une toute autre raison : allonger la durée de remboursement en reportant l’échéance finale de 2015 à 2028. 2,2 millions d’Euros ne seront pas remboursés avant 2015 et viennent alourdir la dette au-delà de cette date. Il paraît que le Maire investit sans emprunter ? Tout est dans la nuance.

Ces 1.800.000€ dégagés entre 2009 et 2015 par Monsieur Mirambeau coûteront un surcroît
d’intérêts de 1.100.000€ entre 2009 et 2028
.

Si cela n’est pas une augmentation de la charge de la dette, qu’est-ce que c’est ?

Ah! ces néolibéraux qui donnent des leçons et détruisent la République et ses services  publics mis en place après la second guerre mondiale lors du Conseil National de la Résistance!!!!

 

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