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Archives pour 02/2012

Tout ce que vous auriez préféré ne pas savoir sur votre sécurité !!!!

Tout ce que vous auriez préféré ne pas savoir sur votre sécurité…

 

 

 

I)   Une instrumentalisation de la Police Nationale

Les personnels de la Police Nationale de tous corps sont de plus en plus instrumentalisés à des fins politiques, sans que ne soit plus tenu compte de
l’intérêt de nos concitoyens. Cette utilisation est par ailleurs contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Article XII : « La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée
pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
»

Pour exemples : les policiers ayant effectué leur travail correctement durant les émeutes de Grenoble en juillet 2010 pour protéger la population et arrêter
les délinquants se sont vus mutés contre leur gré. Il n’est pas acceptable que la paix sociale passe par le déplacement de policiers plutôt que par l’arrestation et la présentation devant la justice des délinquants, auteurs des tensions.
Le second exemple est le soutien du précédent Ministre de l’Intérieur et du Préfet du 93, qui  alla jusqu’à inciter les fonctionnaires à aller manifester leur soutien en uniforme et armés, à des policiers reconnus délinquants et jugés à Bobigny en décembre 2010.

Le dernier exemple flagrant est l’intervention du Ministre de l’Intérieur actuel lors de la dernière sortie de promotion des officiers de la Police Nationale, où il expliquait qu’une des premières missions de ces jeunes officiers serait d’expliquer aux citoyens la justesse de la politique du gouvernement en matière de
sécurité. De tels propos semblent déplacés, puisque la mission de la Police Nationale est d’être garante de la paix publique sur le territoire, et en aucun
cas, d’être utilisée comme un organe de propagande gouvernementale.

II)Un manque de moyens et de personnels qualifiés :

Dans la Police Nationale de nombreux policiers se débrouillent comme ils le peuvent pour avoir le matériel que l’administration refuse de leur donner
sous des prétextes budgétaires fallacieux, voire sans justification aucune, au mépris de tous les textes en vigueur, pour mener à bien leurs missions.

A ce manque de moyens s’ajoute un manque d’effectifs de plus en plus important dans quasiment tous les services.

Pour pallier ce manque, l’administration utilise tous les subterfuges imaginables pour que les effectifs semblent être constants dans les statistiques. Sur le terrain, force est malheureusement de constater que la sécurité des fonctionnaires et le service rendu à nos concitoyens baissent conséquemment en qualité du fait de ce qui précède.

A titre d’exemple, ont été recrutés pour l’année 2011 4075 emplois précaires dans la Police Nationale : 3175 ADS (Adjoint De Sécurité) et 900
Cadets, qui deviendront eux aussi ADS.

Pour l’année 2012 ce sera le recrutement de 610 fonctionnaires pour 2800 emplois précaires en CDD. L’Etat se doit d’être  exemplaire dans sa politique de recrutement, et garant de la mise en œuvre d’un vrai recrutement d’effectifs en CDI, suffisants pour que le service rendu à nos concitoyens soit plus efficient possible ce qui n’est pas, loin s’en faut, le cas, au simple vu des chiffres indiqués pour n’évoquer que cet aspect.

La loi dite « LOPPSI 2 » reporte également l’âge pour devenir ADS de 26 à 30 ans.De plus au lieu d’un contrat unique de 5 ans, ladite Loi prévoit deux contrats de 3 ans. Ainsi ce dispositif accentue la précarité, en ouvrant la possibilité d’un licenciement au bout de 3 ans. Cependant si la personne
« fait correctement son travail », et en admettant même, ce qui n’est bien souvent pas le cas, que les évaluations soient réellement objectives, elle
octroie à l’Etat le pouvoir de l’exploiter ces personnels dans une précarité inacceptable jusqu’à 6 ans consécutifs.

Pour motiver le recrutement de ces emplois précaires, le Ministère de l’Intérieur fait miroiter aux ADS la possibilité de pouvoir se former pour passer le concours de Gardien de la Paix ce qui est illusoire et déloyal envers ces jeunes. Pour mémoire, le concours de Gardien de la Paix devait pourvoir en 2011 uniquement 500 places pour 25 000 postulants inscrits, dans lesquels étaient noyés quelques milliers d’ADS.

En raison du manque dramatique d’effectifs en CDI, les ADS ne sont de surcroît pas du tout mis en capacité de préparer correctement leur concours ou toute autre orientation de carrière. Les ADS ayant échoué au concours sont simplement « jetés » de l’institution Police Nationale.

Pour participer à cette « noble » entreprise  chaque fonctionnaire a reçu avec sa fiche de paye de février avec une brochure l’incitant à devenir « sergent
recruteur » d’ADS. Cette brochure de propagande a même eu l’audace indélicate de porter l’intitulé : « un métier, une carrière, un avenir ».

La Loi dite « LOPPSI 2 »  prévoit également que « l’harmonisation des réserves de la police et de la gendarmerie sera renforcée par l’ouverture de la réserve civile de la police à d’autres publics que les retraités des corps actifs. Cette orientation développera le lien police-population et l’adhésion aux enjeux de sécurité. Une telle diversification du recrutement prolongera les dispositions déjà prises par la gendarmerie.

La future réserve
de la police
aura donc vocation
à accueillir
aussi bien des jeunes intéressés par une expérience valorisante que des spécialistes sur des fonctions correspondant à leurs compétences dont la police serait déficitaire.

Les réservistes disposeront d’une formation pour des missions d’un format comparable à celles confiées aux réservistes de la gendarmerie. La définition de ces missions prendra en compte les spécificités de leur environnement et l’organisation des services. Enfin, la formation des réservistes leur permettra d’acquérir la qualification d’agent de police judiciaire adjoint. »

Il est inadmissible que la Police Nationale puisse être composée de jeunes sans formation dans un contexte de plus en plus difficile, payés une misère pour un métier comportant de plus en plus de risques, et que des retraités continuent de servir dans la réserve civile à cause d’une retraite ne leur permettant pas de vivre décemment, ce après une vie passée au service de leurs concitoyens et de l’Etat, lequel s’exonère de surcroît de cette manière  de recrutements en CDI de fonctionnaires de police dont les effectifs vont baissant en permanence.

Le travail de policier s’acquiert en grande partie par l’expérience.
Or le système contractuel actuellement en place fragilise également, au-delà de tout ce qui précède, la confidentialité inhérente au métier de policier, par un
très fort turn-over des agents. Il serait plus judicieux de recruter des Gardiens de la Paix, qui bénéficient d’une formation d’un an et sont agents de police judiciaire, au lieu de fermer les écoles de police une à une.

La dernière innovation en matière de sous-paiement et de surexploitation des fonctionnaires du Corps d’Application et d’Encadrement est l’expérience
d’une « optimisation opérationnelle des services par le renforcement de la mobilisation des forces de sécurité sur la voie publique. »

Par une note du 11 juillet 2011 vous précisez d’ailleurs :

Les
personnels volontaires armeront des équipages et des patrouilles
complémentaires durant les plages horaires identifiées comme sensibles,
augmentant ainsi la présence policière sur la voie publique et renforçant la
capacité opérationnelle de l’unité. Ce
temps d’intervention volontaire sera rémunéré.

Dans un prétendu souci de « confort des fonctionnaires » on veille à « l’impact sur le temps de repos
physiologiques entre deux prises de service. »

Cette précision est apportée car ces heures « supplémentaires » ne seront pas payées sur le taux horaire de chaque fonctionnaire mais forfaitairement, ce qui oblige un fonctionnaire à cumuler de nombreuses heures supplémentaires pour voir une réelle différence de salaire.

Il serait temps que les fonctionnaires de Police aient des salaires décents – on ne fait pas son salaire avec des heures supplémentaires,
destructrices tant de l’horloge biologique de chacun que de l’équilibre vie professionnelle/vie familiale. En effet l’accumulation d’heure sans repos
conduit inévitablement à mettre en danger la vie des policiers et des citoyens, dont ils assurent la sécurité.

En effet comme le précise la note du  Directeur Départemental de Sécurité Publique adjoint du 78, l’indemnisation sera inférieure au taux horaire du salaire d’un gardien de la paix stagiaire, qui est payé 11,39 euro net :

En
contrepartie, les heures supplémentaires effectuées par ces fonctionnaires, à
l’occasion de dépassements horaires des vacations ou à la suite de rappel
permettant de créer des vacations spéciales, feront l’objet d’une
rémunération particulière. L’indemnisation
horaire s’élève à 12.32 euro brut non imposable,
selon les
dispositions de la loi TEPA.

Le gouvernement en place profite que la vie soit de plus en plus chère et que les fonctionnaires ne puissent ni exercer facilement un second travail ni dans la
plupart des cas démissionner durant 5 ans, sous peine de devoir rembourser leur scolarité, et de fait sont empêchés de trouver un nouveau travail correctement rémunéré durant de nombreuses années.

En parallèle les points d’indice ont été gelés. Aucune augmentation de salaire n’est donc prévue, ce qui va amplifier encore la fragilisation financière et la
paupérisation de ces personnels déjà largement sous-payés.

On ne peut que se demander si la mise en œuvre de la réforme des 35 heures au Ministère de l’Intérieur, pour que chaque fonctionnaire soit à 35 heures pile, dans une  simple optique de pouvoir ensuite les réembaucher pour effectuer les heures « manquantes » à un taux horaire forfaitaire inférieur à leur
taux horaire normal.

Ce manque d’effectifs et de moyens conduit la Police Nationale à effectuer des choix sur la priorité de ses missions, ne pouvant plus dans les conditions actuelles assurer de fait la sécurité de chaque citoyen. D’ailleurs le gouvernement en place le reconnait lui-même officiellement dans les annexes de la LOPPSI 2 :

« La nécessité s’impose de renforcer l’action dans trois domaines prioritaires : la lutte contre le trafic de drogue, la lutte contre les violences aux personnes  et notamment contre les bandes, enfin la délinquance des mineurs. »

Pourquoi faire des domaines prioritaires si ce n’est par manque de personnel et idéologie politique. D’ailleurs on ne peut que s’interroge sur le non placement en domaine prioritaire de la délinquance financière, aux vus des derniers scandales politico-médiatiques.

A l’identique, la création de nouvelles unités à chaque nouveau fait divers, dont les effectifs sont en réalité « ponctionnés » sur des services déjà en sous-effectif, relève plus de l’effet d’annonce que d’une efficacité, que dans les faits elle met toujours un peu plus en péril La
sûreté pour tous est un des quatre piliers d’une république démocratique
. Aussi l’Etat n’est pas en droit de se permettre de faire des économies à ses dépens.


III)L’externalisation :

De même pour faire quelques économies, l’externalisation d’une partie des réparations des véhicules de police continue malgré des
expériences malheureuses.

Il est question de faire de même pour les agents techniques, administratifs, ouvriers cuisiniers…. Les actifs de la Police Nationale ont besoin
que leurs activités soient quotidiennement soutenues par des agents expérimentés et connaissant les spécificités leurs missions, pour pouvoir
intervenir en sécurité, ce qui n’est pas le cas si l’administration passe par des prestataires.

Les seuls services qui devraient être externalisés sont ceux de la santé au travail et des enquêtes internes.

IV)La politique du chiffre :

En parallèle de ce manque de moyens et de personnels, le management se fait uniquement autour de résultats statistiques.

« Introduite dans la Loi dite « LOPPSI 2003-2007 », confortée par le protocole          « corps et carrières » de la police, la culture du résultat constitue désormais un axe stratégique de la gestion des ressources humaines pour mieux récompenser la performance individuelle et collective.

La manière de servir et les résultats obtenus  doivent progressivement devenir un élément essentiel de l’évaluation annuelle,mais également d’une part du système indemnitaire. Ce mode de management devra être développé. Il convient désormais de parfaire les nouvelles grilles d’évaluation des commissaires de police et des officiers en y intégrant les éléments relatifs aux objectifs qui leur sont fixés (objectifs, actions et indicateurs). »

Cet « axe stratégique » de la Loi dite « LOPPSI 2 » enferme le travail policier dans une production uniquement statistique, allant à
l’encontre d’un service public de qualité
pour les citoyens. On ne peut que se demander indiquer comment dans un corps de métier tel que la Police
Nationale, une « culture du résultat » peut raisonnablement être ne serait-ce qu’envisagée, puisque par essence, ces profession collent à la situation de la délinquance du pays ?

D’ailleurs les primes « au mérité » sont attribués au choix de chaque chef de service, bien souvent sans aucun critère d’objectivité, mais bien plus sur des
considérations personnelles et non pas professionnelles.

Comment le gouvernement peut-il continuer à considérer les statistiques comme un outil fiable permettant de mesurer l’activité de la Police Nationale, alors même qu’un rapport de la Cour des Comptes de juillet 2011 à démontré le contraire ?

En effet une augmentation de la délinquance sur un secteur, ne traduit pas forcement une baisse du travail des policiers sur le terrain, car les statistiques ne sont centrées que sur l’activité policière et non sur l’évolution de la délinquance.

Il serait plus judicieux de défendre une Police Nationale au service de la qualité que de mettre en place une culture du rendement qui ne  s’aurait être autre que néfaste pour les citoyens vivant en France.

De même comment le Ministère de l’Intérieur peut-il fixer les quantités d’infractions ou d’expulsions pour l’année en cours ? Les policiers devront-ils inciter à l’infraction pour que les « chiffres » soient atteints ?

Des notes internes déterminent à l’unité près, le nombre d’infraction qu’un service devra relever au cours de l’année 2011.
Ceci relève du total non-sens, et de légèreté blâmable.

Le nombre de reconduites frontières pour l’année 2011 a été fixé à 28 000. Sur ce point également, il y a risque important de méprises et d’agissements en totale contradiction avec la déontologie de la Police Nationale.

Le maintien de cette politique du chiffre conduit à des choix soi-disant stratégiques au service du pouvoir et au détriment de la sécurité des citoyens.


V)En 2012 on continue… mais en pire :

Pour 2012 la politique du Ministère de l’Intérieur sera :

-       « Des dispositifs de sécurité toujours
plus visible » :
le paraître n’est pas un moyen de protéger nos concitoyens.

-       Après les « trois domaines prioritaires » de la LOPSSI 2, il est proposé pour cette nouvelle année « une réponse ciblée au phénomène délinquant les plus préoccupants (cambriolages, bandes violentes, violence en milieu scolaire) et atteinte à la tranquillité (incivilité, mendicité agressive, occupation illicite des halls d’immeuble) » : nous ne pouvons que souligner à nouveau que la Police Nationale, se doit de lutter contre toutes les formes de délinquances et non uniquement celles choisi idéologiquement.

-       « conforter la coopération avec l’ensemble des partenaires de la sécurité, notamment les polices municipales et les acteurs privés » : une fois plus on reformule différemment la LOPPSI 2, mais pour nous la sécurité de nos concitoyens ne doit toujours pas dépendre de leur lieu d’habitation ou de leur revenu.

Une fois ces objectifs minimalistes fixés, le Ministère de l’Intérieur a ensuite expliqué que le Ministère des Finances a demandé une gestion rigoureuse pour réduire le déficit de la dette (750 milliards d’Euro) à 3% comme exigé par l’Union Européenne.

De plus il a insisté sur le fait que, sans cette gestion rigoureuse, la note de la France pourrait être dégradée par des agences de notation, ce qui engendrerait une hausse du coût des crédits, donc une baisse de la consommation et donc des suppressions d’emploi. La priorité est donc à la survie économique du pays, quitte à prôner l’endettement des ménages et la destruction des services publics.

De fait la Police Nationale va voir ses effectifs amputés d’encore 1682 fonctionnaires en  2012. Cependant Monsieur le Ministre rappelle qu’entre 2002 et 2011 les effectifs ont augmenté de 1700 unités. En effets ils ont augmenté, mais grâce aux Adjoints de Sécurité (ADS), aux réservistes, au service civique et bientôt à la réserve civile. Tous ces emplois sont précaires et payés à moindre coût avec une formation à minima (à l’exception des réservistes pour la formation).

Soit le recrutement de 610 fonctionnaires pour 2800 emplois précaires en CDD. L’Etat se devrait d’être exemplaire dans sa politique de recrutement, pour que le service rendu à nos concitoyens soit plus efficient possible.

Concernant les adjoints administratifs et techniques le Ministère n’a annoncé que les suppressions d’emploi ne seraient que  de 365. Rappelons que les Gardiens de la Paix qui devaient se recentrer sur leurs missions doivent être remplacés par …. Ces mêmes adjoints techniques et
administratifs, qui sont déjà en sous-effectif.


VI)La vraie sécurité n’est pas de cadenasser sa maison, mais de pouvoir la quitter en laissant la porte ouverte.

 

 

Une Police Nationale répondant au besoin de sûreté peut être mise en place rapidement
en :

En reclassant en emploi de fonctionnaires tous les emplois précaires, après avoir compléter leur formation, ð
Lancer un programme de recrutement de grande ampleur pour assurer la sécurité de tous, partout,

Renouer avec une Police de proximité :

Des fonctionnaires de Police sont en charge d’un ou plusieurs quartiers spécifiques, permettant de connaître parfaitement les lieux et les habitants.

-       Queces derniers puissent distribuer des cartes de visite et soient doter de téléphones portables de service. L’expérience l’a prouvé les citoyens appellent
plus souvent pour prévenir de faits avant qu’ils ne dégénèrent s’ils connaissent leur interlocuteur. De même les policiers interviennent plus efficacement quand ils connaissent leur interlocuteur et qu’ils ont pu faire sa connaissance dans des moments calmes.

Des policiers qui connaissent leurs quartiers et une population qui connaît ses policiers permettent d’éviter les courses poursuites après les délinquants du quartier. En effet tout le monde les connaissant il suffit dorénavant d’aller les interpeler chez eux. De plus les délinquants ne bénéficiant plus de
l’anonymat, ont tendance à ne cesser leurs activités illicites.

Bien sûr ces premières mesures ne pourront être efficaces que si l’Education, avec un nombre suffisant d’enseignants, retrouve elle aussi sa place pour que tous les jeunes puissent connaître et comprendre les valeurs de la République et que la Justice ait les moyens humains et matériels de juger rapidement, pour que si il doit y avoir des sanctions, celle-ci soient prises peu de temps après les faits.

Cette politique de sûreté pour coûte cher. Cependant si la prévention et la répression permettent de lutter efficacement
contre toute forme de violences et d’infraction, les coûts habituellement engendré par les conséquences de ces actes délictuels ou criminels n’auront
plus à être supporté par la société.
Nous voyons donc la sûreté, non comme un coût, mais comme un investissement sur l’avenir, comme tout service public, servant l’intérêt général.
Un syndiqué de la police nationale à qui je dis merci de cet éclairage!

flashs infos du parti de gauche janvier 2012


Flashs infos
La@lettre du Parti de Gauche

Poissy, Plaisir, Les Clayes,
St Germain en Laye, Achères, Le Pecq,
Marly,
Villepreux, St Nom la Bretèche, Le Chesnay,
La Celle St Cloud..….
30 janvier 2012

La Finance prédatrice

De 2002 à 2007, donc avant la crise, les retours financiers par rapport aux capitaux (ROE) de BNP Paribas se sont élevés à plus de 18% en moyenne avec plus de 20% trois annéessur six. Sans rapport avec la croissance, avec les taux d’intérêt, avec les obligations d’État même majorées pour prime de risque de % voire 4%….Pendant ces années, la finance a bien accaparé une large partie de la richesse créée pour une valeur ajoutée réelle sans commune mesure.

Statistiques…

Alternatives Économiques de Février2012 : des chiffres qui parlent. Entre 1970 et 2010, les dividendes nets des entreprises non financières rapportés à l’excédent brut d’exploitation sont passés de 12,8% à 29,8%. Le taux d’investissement est lui passé de 21,9% à ..18,7%. Les profits distribués ont cru très largement, le taux d’investissement a diminué. Il ne faut pas chercher plus loin une des raisons de la situation en France, une raison d’une croissance en
berne aujourd’hui. Le patronat qui déverse des leçons constantes d’économie ne les appliquent donc pas pour lui même.

France Allemagne : prix du travail

Le quotidien économique Les Echos, peu suspect de sympathies à gauche, recadre les affirmations fantaisistes sur le prix du travail en France et en  Allemagne : « Le coût horaire de la main-d’œuvre a progressé plus vite en France qu’en Allemagne lors des dix dernières années. En niveau,  L’industrie fait quasi jeu égal. »

En témoignent les chiffres donnés cette fois par l’organisme patronale COE Rexécode dans l’industrie manufacturière et pour les entreprises de 10 employés et plus : Allemagne : 34,94 €/h, France : 35,71 €/h. (Les Échos 300112)

France Allemagne : prix du travail  suite

L’OCDE est un organisme international qui ne connait et ne veut connaitre que le libéralisme économique. Ses jugements et ses rapports n’en sont alors que plus intéressants quand ils parlent d’éducation. Pour la France : « de sérieux risques de ralentissement en matière de taux de scolarisation, de
salaires des enseignants et du poids des inégalités sociales dans la réussite des élèves. »

« Regards sur l’éducation » 13Septembre2011

France Les salaires des enseignants  (en €/heure) :« Regards sur l’éducation » 13Septembre2011

Primaire        Collège           Lycée
France              :    29,3…………..31,3             31,7
Allemagne        : 50,0              55,2             60,2

Depuis 1995, le salaire réel statutaire des enseignants en France a diminué alors même qu’il est déjà inférieur à la moyenne de l’OCDE ! Et la
durée du travail des enseignants allemands est loin d’être  très  supérieure à celle des enseignants français!
Une référence en trop
Dans son intervention lors de l’émission du jeudi 26 janvier sur France 2, François Hollande  a fait  référence à Pierre Mendès-France probablement pour le sens de la responsabilité et la passion de dire la vérité de ce dernier. François Hollande a voté OUI au Traité de Maastricht, OUI au Traité Constitutionnel Européen, Traité rejeté par le peuple français. François Hollande a voté  POUR le Traité de Lisbonne, quasi copie du TCE, après avoir fait en sorte que le vote du peuple puisse être surpassé, ce qui n’est pas une marque d’attachement viscérale à la démocratie. Pierre Mendès-France, dans un
magnifique discours à l’ Assemblée Nationale le 18 janvier 1957, s’est prononcé CONTRE le Traité de Rome dans lequel figure d’ailleurs la mention d’une
« concurrence libre et non faussée ». De façon prémonitoire PMF indiquait, notamment, la voie dangereuse dans laquelle s’engagerait la
construction européenne à partir de telles conceptions néolibérales.
Pierre Mendès-France avait une vision (qui s’est avérée fort juste dans la réalité) bien différente de celle de François Hollande.

Médias entre eux…

Marianne du 28 janvier 2012 tacle le Monde : « Quand Jean-Luc Mélenchon dénonce la finance folle, le Monde le traite de populiste. Quand
François Hollande en fait autant, le quotidien du soir en conclut qu’il  « s’ancre à gauche ». Où l’on voit que certains ancrages sont mieux acceptés
que d’autres.
Nous nous souvenons et nous souviendrons toujours du compte rendu fin 2008 de la création du Parti de Gauche. Un entrefilet sur une seule colonne et quelques lignes signalant un nombre de participants (1000) trois fois moindre que le réel constaté (3000).
La première démission du PG fut traité sur plusieurs colonnes un titre en gras et une vingtaine de lignes..etc. etc…..Le Monde, journal d’information
qui fut de référence, n’ aime pas ce qui le gène et surtout ce qui peut gêner le libéralisme économique.

Concurrence libre et non faussée

L »arrivée de Free dans la téléphonie mobile donne du grain à moudre aux médias, mais les laisse quelque peu perplexes. Certes, disent ils, cette nouvelle concurrence fait baisser les prix. Ce qui revient à avouer qu’il n’y avait pas jusque là de véritable concurrence. Félicitations pour cette œuvre majeure de l’Union Européenne, la « libéralisation » des Télécoms. Ces mêmes médias qui ne s’offusquaient pas qu’ en 2007 par exemple, les marges des opérateurs mobiles dépassaient les 40% ! Que les coûts de publicité d’Orange atteignaient les 25% ! Ces mêmes médias se demandent si l’arrivée fracassante de Free ne va pas être plus nocive qu’utile en terme d’emplois notamment. Qu’ils se demandent si l’installation d’une batterie d’antennes par chaque opérateur n’est pas un épouvantable gâchis financier (et environnemental). Qu’ils réfléchissent posément : c’est, jusqu’à présent au moins, la Commission de Bruxelles qui a autoritairement fait baisser les prix (reconnaissant ainsi d’ailleurs les limites de sa propre politique). Baser une politique sur la notion de « concurrence libre et non faussée » est antinomique d’ une véritable politique industrielle et provoque un gaspillage véritable. A moins que la publicité dont ces opérateurs abreuvent les médias soient pour eux un aspect positif !